A l’occasion de la journée internationales des femmes ce 8 mars 2018, j’aimerais juste évoquer, car elle mériterait un plus bel hommage, Léa Roback (1903-2000), cette femme remarquable, juive, québécoise féministe et syndicaliste, résolument orientée du côté de la justice sociale. 

Peinture murale Léa Robback(En photo, la peinture murale à son effigie réalisée par Carlos Oliva en 2014 et qui se trouve à l’angle de l’avenue Mont Royal et St Dominique à Montréal)

De son éducation, ancrée dans les valeurs juives traditionnelles, elle reçut en héritage la conscience de devoir améliorer le monde et l’impératif de la responsabilité de tout un chacun.e dans ce processus

Elle parlait couramment le yiddish, l’anglais et le français transcendant ainsi les deux voire les trois solitudes qui tissèrent longtemps le paysage de cette belle Province. 

Elle lutta contre la prostitution, réussit à plusieurs reprises (1937 et 1943) à faire syndiquer des femmes afin qu’elles puissent avoir de plus dignes conditions de travail. Elle oeuvra pour le droit à la contraception et l’avortement et tant d’autres causes.

Il existe aujourd’hui à Montréal, une Fondation Léa Roback, un Centre Léa-Roback pour la recherche sur les inégalités sociales de santé, une maison d’édition et centre de documentation Parent-Roback travaillant à améliorer la situation des femmes ainsi qu’à la promotion de la justice sociale. Et il y aussi des rues à son nom à Montréal comme à Beauport près de Québec. 

En photo, la peinture murale à son effigie réalisée par Carlos Oliva en 2014 et qui se trouve à l’angle de l’avenue Mont Royal et St Dominique à Montréal.

Sonia Sarah Lipsyc

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Ce texte bref  reprend un post du 8 mars 2018 de la page Facebook "Judaismes et questions de société" que vous pouvez rejoindre et lisker  en cliquant ici.