PunkeuseL'héroine du film "Revival", la tête couverte par un foulard comme c'est le cas pour les femmes mariées dans les milieux juifs orthodoxes, jouant à la guitare dans son ancien groupe de punk)

 « Peyot » d’Efrat Berger, l’une des lauréats du Prix de la Fondation de Jérusalem au Canada est un court métrage qui suit des jeunes gens qui quittent le monde ultra- orthodoxe ("haredi" en hébreu).

La réalisatrice les filme au moment de cette transition lorsqu’ils contactent notamment « Hillel » une association qui accueille les femmes et les hommes qui rompent avec leur milieu d’origine. Cette association soutient ces personnes qui « retournent à la question » (hozeré becheela) en opposition à ceux qui retournent à la religion (hozeré betechouva) ; elle les guide dans un monde laïque dont ils ne connaissent pas encore les codes.
Ces ruptures sont souvent difficiles car celles ou ceux qui quittent le monde ultra-orthodoxe sont fréquemment rejetés par leurs familles, leurs amis, leurs milieux professionnels liés à leur ancien mode de vie, etc. 

Pour lire la suite de cet article qui commente également, à l'inverse, des courts métrages comme  « Bringing the wind » de Noam Keidar ou « Revival » de Nadav Lazaretraitant du retour à la tradition juive de la part de personnes qui ne s'inscrivaient pas dans une pratique juive, CLIQUEZ ICI.

Ces films sont réalisés par des cinéastes de l’Ecole Ma’aleh, école de cinéma de renom en Israël créé pour des femmes et des hommes soucieux d’une pratique juive.

Ils ont été présentés dans le cadre du 10ème  Festival du film israélien de Montréal qui s’est tenu dans une édition trilingue (hébreu, français et anglais) du 28 mai au 4 juin et a été organisé par la Communauté Sépharade Unifiée du Québec (CSUQ). 

Sonia Sarah Lipsyc