Femmesdumurfaisantleshema(Deux membres du groupe "Les femmes du Mur" récitant la prière du "chema Israël" ("Ecoute Israël). Photo Miriam Alster/Flash90 publiée dans "Times of Israël")

Petit historique de 1988 à mars 2013 - les deux arrêts de la Cour Suprême en 2002 et 2003 et l’arrestation des « Femmes du Mur » depuis 2009

Le groupe pluraliste de prières de femmes incluant des orthodoxes et des non orthodoxes, les «Femmes du Mur», existe depuis 1988 et se rend chaque Roch ‘Hodech ou néoménie (renouvellement de la lune et début du mois célébrés dans le calendrier hébraïque) au Mur occidental dit Mur des lamentations de Jérusalem. Cependant la possibilité de prier en groupe, en revêtant un châle de prière (talith), des phylactères pour certaines d’entre elles, en chantant, en portant ou en lisant un rouleau de la Torah (sefer Torah) ou de sonner du chofar (corne de bélier) était constamment éprouvée car les « Femmes du Mur » étaient huées, bousculées et menacées au cours de leurs prières autant par des hommes que par des femmes ultra orthodoxes. Ellesdéposèrent donc une requête en 1991 devant la Cour Suprême d’Israël arguant de leur droit, en tant que juives, dans une démocratie, à prier en toute sécurité devant le Mur en lisant dans la Torah ou en portant un châle de prière.

Elles obtinrent une réponse positive en 2002 mais peu après la Cour Suprême revint, à une courte majorité, sur sa décision initiale. En effet, elle fut sensible aux pressions des partis ultra-orthodoxes qui tentèrent d’annuler la décision de la Cour Suprême en introduisant plusieurs projets de lois ainsi qu’aux réserves de Ehoud Barak alors Premier Ministre soucieux de garder sa cohésion gouvernementale incluant des partis ultra-orthodoxes.

Ovadia Yosef, ancien Grand Rabbin séfarade d’Israël, à la tête du parti religieux Shas, demanda même à ce que toutes ces femmes soient condamnées à sept ans de prison [1]

Ainsi en 2003, même si la Cour Suprême réitéra le droit des « Femmes du Mur » à prier au Mur occidental (Kotel) de Jérusalem, elle précisa toutefois que la coutume de l’endroit (minhag hamakom) devait être respectée et l’ordre public ne point être troublé. Elle n’octroya aux « Femmes du Mur », la possibilité de lire à voix haute dans un rouleau de la Torah qu’à l’Arche de Robinson, lieu à proximité du Mur mais qui s’avéra difficile d’accès à cause de fouilles archéologiques permanentes.

Les femmes commençaient donc leur prière au Mur avant de se rendre à l’Arche de Robinson. Toutefois, elles furent de plus en plus fréquemment arrêtées, dès 2009, pour port « illicite » d’un châle de prière ou d’un rouleau de Torah au Mur, avant de se rendre à l’Arche de Robinson. Le châle de prière, tout à fait autorisé par la loi juive pour les femmes mais dont l’usage est peu répandu dans les milieux orthodoxes, risquait, selon les autorités, de choquer la sensibilité de certains fidèles[2].

Femmesdumurarretees("Femmes du Mur" arrêtées le 11.02.2013. Photo mise en ligne sur Radio-Canada.ca)

La police arrêtait quelques-unes d’entre elles, les mettait en garde à vue et ne les libérait qu’après qu’elles aient signé une injonction leur interdisant l’accès au Mur pour quelques semaines. C’est ainsi que furent déférées au poste de police Nofrat Frenkel, Anat Hoffman, Leslay Sachs, Susan Silverman et bien d’autres (2'). Et au fil de ces dernières années, on voyait ces photos ou ces vidéos hallucinantes de femmes juives arrêtées au Mur – le lieu considéré comme le plus « sacré » du judaïsme – parce qu’elles souhaitaient y prier… en ne contrevenant à aucun interdit de la loi juive (halakha) mais en bousculant quelques habitudes.

Ce durcissement serait dû à une demande auprès de la police de la « Fondation du patrimoine du Mur Occidental »  l’organisme officiel gérant le Mur composé d’ultra-orthodoxes où ne siège aucune femme et ayant à sa tête le rabbin Shmuel Rabinowitz également en charge des lieux saints[3].

 

Les jugements de la Cour de Jérusalem en première instance et en appel, en avril 2013, favorables aux «Femmes du Mur »

Mais en avril 2013, il y eut une véritable révolution, deux jugements successifs, l’un en instance et l’autre en appel, à la cour de Jérusalem, ont totalement changé la situation en tranchant de façon favorable pour le groupe de prières des « Femmes du Mur » !

En effet, après la cérémonie de la néoménie, le 11 avril 2013, cinq femmes du Mur, - Lesley Sachs, Bonnie Riva Ras, Sylvie Rozenbaum, le rabbin « conservative » Valérie Stessin israélienne d’origine française, et Shrona Kramer - furent arrêtées, de nouveau pour port de châle de prière et pour avoir prié à haute voix. Elles ont été déférées devant un juge de première instance à Jérusalem pour avoir refusé de signer l’injonction présentée par la police dans laquelle elles se seraient engagées à ne plus "troubler l’ordre public" et à ne pas se rendre au Mur durant trois mois.

11avrilface_facefemmeetpolici_re(Photo de Nadia M. Levene mise en ligne sur le site de Haaretz, 11.04.2013)

Mais là, premier coup de théâtre, la juge Sharon Larry Bavly, après avoir visionné la vidéo tournée au cours de la prière par le groupe des « Femmes du Mur », statua « que les femmes n’avaient pas troublé l’ordre public ni initié une provocation. Et dans la mesure où l’ordre public avait été troublé, la responsabilité incombait à d’autres personnes présentes sur le site qui avaient protesté contre les « Femmes du Mur ». En conséquence, la Cour ordonna leur libération immédiate et sans condition »[4].

La police, c’est à dire l’Etat fit appel mais ce premier jugement fut réitéré quelques jours plus tard, le 25 avril, par le juge Moshé Sobel de la Cour du district de Jérusalem[5].

Il statua que tout dérangeant qu’ait été la prière du groupe des femmes, « elles n’étaient nullement soupçonnées de comportement violent ou verbal qui aurait pu être un danger pour l’ordre public »[6].

Il releva, point d’une extrême importance, en se basant sur des avis exprimés lors de la précédente décision de la Cour Suprême, notamment celui du juge Levin « que la coutume locale ne devait pas être interprétée exclusivement en fonction de la loi juive ou d’un statu quo. La nature d’une coutume est de changer en fonction de l’évolution du temps»[7]. Il souligna ainsi l’aspect évolutif et non plus seulement coercitif d’une coutume locale (minhag hamakom)[8]. De plus, et c’est là un tournant décisif, cette coutume locale  « devait être réinterprétée en prenant en compte des incidences nationales et pluralistes (…) »[9]. Les femmes n’avaient donc pas violé le règlement des lieux saint en priant comme elles le faisaient.

Le juge Sobel releva également, quant au fait de prier en lisant la Torah à l’Arche de Robinson, « qu’il ne fallait pas entendre l’arrêt de la Cour Suprême comme un ordre mais comme une recommandation »[10] Recommandation d’autant plus obsolète que rien n’avait été entrepris par l’Etat durant toutes ces dernières années pour aménager l’Arche de Robinson. En conséquence, le juge Sobel affirma « qu’ il n’y avait pas de soupçon raisonnable de croire que les femmes violaient les décisions de la Cour Suprême par des actes criminels. Et bien évidemment, qu’à la lumière de cette nouvelle réglementation, la police israélienne devait s’abstenir de procéder à des arrestations »[11].  

Le droit du groupe des « Femmes du Mur » à prier ensemble et en groupe comme elles le souhaitaient, a donc ici été réitéré car d’après le jugement de Sobel « il n'existait aucune interdiction empêchant les femmes de tenir leurs propres offices de prière au Mur occidental »[12].

Le juge Sobel a également fait remarquer que la décision de la Cour Suprême de 2003 n’avait jamais voulu servir d’injonction dont la violation impliquerait des infractions pénales contre les femmes. Elle avait pour but de trouver une solution en instaurant un statu quo provisoire qui ne pouvait se retourner contre les « Femmes du Mur » d’autant plus que l’Etat n’avait pas rempli ses engagements à leur égard.

Le jugement de la Cour d’appel de Jérusalem affirmait donc que les « Femmes du Mur » n’étaient pas des provocatrices, n’avaient pas troublé l’ordre public, n’avaient pas violé le  règlement des lieux saints en ne se conformant pas à une coutume locale qui devait de toute façon être reconsidérée et elles n’avaient pas transgressé non plus l’arrêt précédent de la Cour Suprême car celui-ci n’obligeait pas les femmes à prier à l’Arche de Robinson mais le recommandait à condition qu’il fusse aménagé convenablement, ce qui n’était pas le cas.

Le juge Sobel, lui-même juif orthodoxe, a préconisé une approche interprétative de la coutume locale, incluant une vision pluraliste et nationale collant à la dimension symbolique du Mur. Cette victoire du groupe de prières des femmes est importante pour elles, bien sûr, mais aussi pour redonner au Mur la place centrale et inclusive qui est la sienne. En effet, rappelons que la minorité ultra-orthodoxe, à qui on a laissé la gouvernance des institutions du Mur, a imposé ces dernières années, aux instances officielles comme l’Armée ou le Ministère de l’immigration, que les serments des jeunes soldats et soldates ou les cérémonies de citoyenneté israélienne ne se tiennent plus dans l’enceinte principale du Mur à cause de la mixité ou du fait que l’on entende des voix des femmes !

 

Et maintenant ? Violences contre les Femmes du Mur ou acceptation de leurs droits à prier en groupe ?

Après ces jugements tout à fait révolutionnaires, Anat Hoffman, présidente des « Femmes du Mur » a déclaré : «Aujourd'hui, les femmes du Mur ont libéré le Mur occidental pour tout le peuple juif. Nous l'avons fait pour les petites filles de 8 ans qui peuvent désormais rêver de célébrer leur Bat Mitzvah (cérémonie qui célèbre l’âge de la majorité religieuse ndr) au Mur (…). Nous l'avons fait pour la grande diversité des Juifs dans le monde, qui tous méritent de prier selon leur croyance et leurs coutumes au Mur occidental ».[13]

Cependant, même si ce sont là des dénouements importants, la bataille se poursuit tant sur le plan juridique que sur le terrain.

Le rabbin du Mur, Shmuel Rabinowitz entend se tourner vers le bureau du procureur général afin d’évaluer la validité des dernier jugements au regard des arrêts de la Cour Suprême.

Jeunesfemmesharediyotcontrelesfemmesdumur(La police contenant les jeunes filles ultra orthodoxes protestant contre les Femmes du Mur, photo de  Epa/Abir Sultan mise en ligne le 10.05.2013 sur Vos Is Neias)

Lors de la néoménie qui se déroula juste après ces jugements, le 10 mai (Roch ‘Hodech du mois Sivan), le monde ultra-orthodoxe mobilisa les jeunes filles de séminaires afin qu’elles se rendent en masse au Mur pour occuper la place et ainsi perturber la prière du groupe des femmes du Mur. Cette fois-ci cependant, la police protégea les « Femmes du Mur » en arrêtant même quelques hommes qui leur avaient jeté du café chaud, des ordures ou s’étaient comportés de façon violente à leur encontre. (Cliquez ici pour voir une vidéo tournée ce jour là)

Quelques jours plus tard, la cage d’escalier de l’immeuble et la porte de l’appartement de la journaliste Peggy Cidor, membre active des « Femmes du Mur », furent recouverts de graffitis menaçants.Il y avait d’écrit : « Les femmes du Mur sont des scélérates (ou des impies) », « Peggy, tu es la première. Nous savons où vous habitez »[14] et  « Peggy ta date a expiré ». Ces graffitis  étaient signés « Tag Torah « (insigne de la Torah), groupe qui s’inspire dans son titre de « Tag Mehir », d’un groupe d’extrémistes qui mène des actions de représailles contre des Palestiniens radicaux. «Tout ceci est inquiétant » relève Peggy Cidor, « (…) le fait que des vandales ciblent une femme à son domicile, le fait de souiller la Torah en commettant des crimes en son nom, le fait qu’il s’agisse d’une terreur juive dirigée ici contre d’autres Juifs (…) »[15].

Tag_Peggy_ta_date(En hébreu : "Peggy ta date a expiré". Pour voir l'ensemble des graffitis cliquez ici)

La police recherche toujours les coupables, « le rabbin du Mur occidental, Shmuel Rabinowitz, a condamné les graffitis dans un communiqué diffusé aux médias et a appelé « tous les groupes fanatiques à retirer leurs mains de ce lieu saint »…."[16]

Le deuxième Roch Hodech (mois de Tamouz dans le calendrier hébraïque) depuis ces nouveaux jugements, le 9 juin dernier, s’est passé beaucoup mieux que le précédent alors même que le monde ultra orthodoxe entendait encore se mobiliser. « La presse ultra orthodoxe avait annoncé à l’avance que des dizaines de milliers de personnes arriveraient en masse au mur (…)»[17]. Et même si le chef de la communauté ultra-orthodoxe du monde dit lithuanien (non hassidique ndr), le rabbin Leib Steinman, avait pris la précaution, « en ordonnant par la voix du Parti Unifié de la Torah (sa formation politique ndr)  de n’envoyer au Mur que des étudiants plus âgés et mariés (afin de réduire des confrontations… ndr) »[18]. Il n’y eut que 200 manifestants face aux 300 femmes des « Femmes du Mur ». Elles ont pu prier à nouveau à voix haute, avec châle de prière et phylactères ; elles ont lu la Torah non dans un rouleau de la Torah mais dans un livre imprimé. En effet, un règlement de ces dernières années, afin de contrer les « Femmes du Mur », interdisait à tout un chacun de prier dans un rouleau de la Torah autre que ceux mis à disposition par les autorités du Mur. Contrairement aux prédictions du rabbin du Mur, Shmuel Rabinowitz qui n’avait eu cesse d’affirmer « qu’un changement du statu quo entrainerait des confrontations violentes (…) il  n’y eut pas de confrontation »[19].

Femmedumurversunharedi(Femme du mur tentant un rapprochement avec une femme ultra orthodoxe apparemment en colère... photo de Michal Fatta mis en ligne sur le site de Haaretz, le 09.06.2013)

Car les jugements du mois d’avril confirment une prise de conscience progressive de l’opinion publique comme l’écrivait une journaliste déjà en février 2013 : « Sans compter les gens qui m’ont dit que ce n’était pas vraiment leur combat, les « Femmes du Mur » ont réussi à rassembler ce qui ressemble à une véritable armée de sympathisants. Ce qui est sans aucun doute la voie la plus directe vers le changement social. Il y a des hommes qui ont fini par comprendre qu’il ne s’agit pas là d’un problème de femmes, et des Israéliens qui ont compris qu’il ne s’agit pas simplement d’un problème de diaspora. Il y a des juifs religieux qui ne sont plus convaincus qu’il s’agit là de judaïsme libéral, et des juifs laïques qui ne voient pas ce combat uniquement comme un combat pour la liberté religieuse. Ce combat concerne l’autorité religieuse en Israël, et la façon dont elle s’exprime. C’est comme ça que commence le changement »[20].

C’est sans doute là la victoire essentielle des « Femmes du Mur » qui se battent depuis un quart de siècle. Au-delà de leur droit à prier comme elles le souhaitent, en tant que femmes et en groupe, elles réussissent progressivement à faire entendre à la société israélienne :

-          Qu’il ne faut pas laisser les domaines religieux exclusivement entre les mains des ultra-orthodoxes. Leurs normes loin d’être consensuelles imposent des rigueurs et des discriminations depuis des années, dans différents domaines de la vie publique.

-          Que le Mur revêt une dimension nationale qui doit être inclusive.

Quelles seront les conséquences de cette décision de justice qui reconsidère la notion de coutume locale, pour les autres activités au Mur ?

Et au-delà du Mur, quelle sera l’influence de cette décision de justice, sur la fin d’un monopole ultra-orthodoxe sur des espaces communs en Israël ?

Comment se dérouleront les prochaines prières des « Femmes du Mur » ?

A quel moment s’arrêteront les recours juridiques ?

Les réponses à ces questions, en ce qui concerne le Mur, dépendront également de la mise en application de la proposition de Nathan Charansky, actuel directeur de l’Agence juive, qui suggère une extension du Mur de sorte que cette partie soit ouverte à tous les courants non orthodoxes du judaïsme. Mais les « Femmes du Mur » émettent quelques réserves à ce sujet car certaines d’entre-elles sont orthodoxes et ne prieront pas dans une enceinte mixte (hommes et femmes) régie par des rites non orthodoxes[21].

La balle est maintenant aussi dans le camp des politiciens qui cherchent une solution sans appel.

Mais pas seulement.....

Sonia Sarah Lipsyc



[1]Pour l’historique des « Femmes du Mur » ou Women Of the Wall (W.O.W.) en anglais, cf. P. Chesler et R. Haut, 2003

[2] Voir Sonia Sarah Lipsyc, « Est-ce que les femmes peuvent se revêtir d’un châle de prière (talith) ?" dans Judaïsmes et Questions de société,04.06.2013 .

(2')  : Voir à ce sujet  mes différents articles sur ce blog

Sonia Sarah Lipsyc « Une femme arrêtée par la police au Mur des lamentations pour avoir porté un châle de prière (« talit »), 25.06.2012; « Des femmes juives de nouveau arrêtées au Mur des Lamentations, à Jérusalem, pour avoir prié revêtues d’un châle de prière », 25.08.2012 ; «Une fois de plus, une femme arrêtée au Mur des lamentations pour avoir osé chanter à voix haute au sein d’un groupe de femmes», 24.10.2012 ; « Femmes du Mur », une nouvelle fois arrêtées à Jérusalem en novembre 2012 », 24.11.2012. Ou cliquez sur le tag "Femmes du Mur". 

[3] Pour l’ensemble de l’historique des Femmes du Mur, nous renvoyons à Histoire sur le site des Femmes du Mu/

[4] Voir sur le site des «Femmes du Mur»,  le jugement du juge Sobel, “The Distict Court decision on April 25, 2013,Jerusalem Distict Court.Before the Honorable Judge Moshe Sobel.  Appeal by the state of Israel 23834-04-13 . Pour le jugement du juge Larry Bavly, “ The Magistrate Court decision on 5 women arrested on April 11 2013” cliquez ici.

[5] Ibidem

[6] Kobi Nachsoni, «Judge: Supreme Court allowed Women of the Wall to pray », Ynets,  25.04.13 http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-4372365,00.html (Il semblerait que ne soit plus disponible en ligne qu’un résumé de l’article original auquel nous avions eu accès le jour même).

[7] JTA, « Historic victory in court for Women of the Wall », Jerusalem Post, 25.04.2013.

[8] Précisons que selon la loi juive une coutume peut aussi être  abrogée ou abandonnée dans certains cas. Par exemple, lorsqu’elle est contraire à la logique, lorsqu’elle contredit un principe de loi ou est au contraire à l’équité. Sur ces cas et les conditions d’annulation voir Grand Rabbin Bruno Fiszon, « Le Minhag  la coutume dans la loi » dans  Le Droit interne  Hébraique, sous la direction de Frank Alvarez-Pereyre et Lionel Panafit, Presses Universitaires de Strasbourg, 2004 p101.

[9]Voir Kobi Nachsoni op cité.

[10] Jugement du Juge Sobel op cité.

[11] JTA op cite.

[13]JTA, «Judge rules women’s arrests not warranted», 29.04.2013.CJN. www.cjnews.com/?q=node/106264

(14)Kobie Nachshoni "Torah tag's prayed on Women of Wal member's house", Ynews, 20.05.2013.

[18] Ibidem

[19] Ibidem

[20] Dahlia Lithwick, «Israël : Les femmes pourront prier à voix haute au Mur des Lamentations », Slate, 18/02/20 et mis à jour le 25/04/2013,

[21] .Norma Joseph, « Compromise or sellout at the Kotel », CJN, 2904.2013

Merci à FCB pour sa relecture de l'article