NoapubA l'occasion dimanche 25 novembre de "la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes", il y a un Colloque à Paris sur "Les violences conjugales", le 26 novembre à 20h à l’Espace Rachi, 39 rue Broca,  à l'appel de NOA-Oser le dire, une association évoluant dans le milieu juif créé notamment par la WIZO et la Coopération Féminine.

Pour le programme du colloque et des détails sur le site de NOA, cliquez ici.

La création d'une association et ligne téléphonique comptaient parmi les préconisations de l'enquête que j'avais menée dans diverses communautés juives de France « Femmes et Judaismes en France en 2006 » et dont l'un des volets portait sur "les violences conjugales".

Pour lire l’enquête, cliquez ici.

Je reprends ci-dessous un article que j’avais rédigé à l’occasion de la création de NOA[1].

« En 2007, à l’initiative de Nathalie Cohen-Beizerman, présidente de WIZO France et d’Evelyne Berdugo, présidente de la Coopération Féminine, deux associations de femmes juives affiliées à l’International Jewish Council Woman (IJCW), s’était créée l’Association NOA (Nommer Orienter Aider) – Oser le dire pour lutter contre les violences faites aux femmes. D’après l’estimation de certains acteurs sociaux interrogés dans le cadre de l’enquête   « Femmes et Judaisme en France 2006 »  que j’avais menée et qui portait, entre autres, sur ce thème : le pourcentage de femmes victimes de violences au sein des communautés juives serait malheureusement le même que celui de la moyenne nationale, soit environ une femme sur dix. Toutes les catégories socio-professionnelles, des plus démunies ou plus nanties ainsi que tous les milieux, des ultra orthodoxes aux peu pratiquants, sont concernées par cette réalité. Les sentiments de honte, de solitude et de désarroi des femmes qui subissent ces violences sont d’autant plus soulignés que ce sujet est quasiment tabou au sein des communautés juives. Il est peu évoqué dans des conférences ou des sermons rabbiniques. A l’issue de son colloque fondateur du 29 Janvier 07, « La violence faites aux femmes parlons-en ! » au Centre Rachi à Paris, NOA a émis une  Charte de lutte contre les violences faites aux femmes signée par les Présidents des institutions juives du FSJU, du Consistoire, de l’OSE, du CASIP-COJASOR ainsi que par le Grand Rabbin Gilles Bernheim représentant le corps rabbinique.Une équipe d’une vingtaine de bénévoles écoutantes s’est formée pour recevoir les appels et guider les femmes victimes de ces violences. Cette équipe est encadrée par des psychologues, des juristes, des assistantes sociales et des médecins. « Il manquait une ligne d’écoute dans la communauté. Nous espérons que les femmes se confieront plus aisément à des femmes qui sont leur sœurs dans leur mode de vie » déclare Sarah Cohen, Présidente de NOA dans le cadre d'une interview privée.La ligne téléphonique de NOA s’est ouverte depuis le 15 avril 2007: 

                        01 47 07 39 55 du lundi au jeudi de 9h30 à 12h30

Rappelons également le numéro vert national du 3919 en France ».

A Montréal, il existe l’Auberge Chalom, « Un centre pour les femmes abusées et leurs enfants à  charge.Établie depuis janvier 1989, Auberge Shalom...pour femmes offre un hébergement et des services bilingues à des femmes provenant d'une diversité d'origines culturelles et religieuses et ce, dans une ambiance chaleureuse et sécuritaire. Nos services sont offerts sans frais. (...) Tel 24h/24h : 514-731-0833"

Sonia Sarah Lipsyc


[1] « Combattre les violences faites aux femmes », 03.06.2007, blog Sonia Sarah Lipsyc.